Jules Chadel, nature & mouvement

8 Novembre 2015, 20:51pm

Publié par AMA

L'exposition, tant attendue, consacrée à cet artiste japonisant du début du XXe siècle a enfin commencée au Musée d'Art Roger-Quilliot.

Mais cela valait la peine d'attendre...

Si, dans un premier temps, elle ne devait relever que du petit cabinet d'art graphique, elle a pris une toute autre ampleur grace à Amandine Royer. La directrice adjointe du MARQ s'est appuyée non seulement sur les collections du musée (dont plusieurs pièces acquises par l'AMA), mais aussi sur plusieurs travaux universitaires récents (dont celui d'Audrey Collombey) et sur les collections du Musée de Nancy pour rendre justice à un dessinateur et graveur, jusqu'alors connu des seuls bibliophiles.

Bien évidemment, l'AMA proposera prochainement des visites de cette exposition à ses adhérents.

Vous pouvez retrouver l'actualité de l'exposition sur la page internet du Musée d'Art Roger-Quilliot ou sur la page d'évènement.

Jules Chadel, nature & mouvementJules Chadel, nature & mouvement

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Groupe tapis, bilan d'une saison

10 Juillet 2015, 20:40pm

Publié par Martine CROZE

La particularité du groupe tapis, qui existe maintenant depuis quatre ans, est de transformer en formateur chacun de ses dix huit membres. C’est ce qui fait la difficulté mais aussi la dynamique de ce groupe.
La difficulté c’est qu’il requiert de ses membres beaucoup d’autonomie, de la curiosité intellectuelle et une grande confiance dans autrui. Chacun a du, en effet, vaincre la peur d’ organiser un exposé sur une matière que l’on ne maîtrise pas encore et apprendre à le structurer de façon didactique et intéressante pour le présenter aux autres.
La dynamique c’est qu’il donne à chacun le plaisir de la recherche, la possibilité de trouver dans l’ensemble du travail fourni par tous l’élaboration d’un savoir structuré et surtout une confiance en l’autre. Chacun a, au fil du temps, trouvé un rôle et une place. L’animateur, qui veille à la bonne marche de l’ensemble, s’assure simplement du respect du programme et de la progression des connaissances. Il ne fait que réguler un dispositif démocratique d’apprentissage chez des adultes autonomes.


Le musée Bargoin offre à ce groupe un espace de travail, des conseils éclairés, des sources fiables de documentation, des pistes de travail et un appui logistique non négligeable pour les présentations. Il offre aussi, quant il le peut, la possibilité d’illustrer ce qui est dit par les tapis tirés de la réserve. C’est un soutien indispensable et l’accueil du personnel est toujours extrêmement chaleureux. Sans eux rien ne pourrait se faire !

 

La saison 2014-2015 a débuté par un voyage aux journées de la Laine de Felletin, ce qui a permis à tous, à partir de visites d’ateliers de se familiariser avec le tissage des tapis et des tapisseries (qu’il soit manuel, avec des métiers mécaniques ou assisté par ordinateur). Les techniques de teinture des laines a aussi été abordé et vu concrètement dans une des dernières filatures de la région.

 

Groupe tapis, bilan d'une saison
Groupe tapis, bilan d'une saison
Groupe tapis, bilan d'une saison

Ensuite un Vendredi par mois ,le groupe a cherché à consolider des connaissances de base sur les tapis, en privilégiant cette année encore le territoire de la Perse.
Cet ancrage dans un espace aussi riche culturellement nous a amenés à comprendre que le tapis ne représente pas un simple objet de décoration (comme un occidental pourrait le penser) mais qu’il est porteur d’une symbolique extrêmement puissante partie intégrante de la vie sociale dont il ne peut se séparer. C’est donc cet angle d’attaque par la culture qui a structuré les différents exposés de l’année. Cette symbolique a ainsi été étudiée dans les tapis de chasse et les tapis jardins, présentés avec les données philosophiques et morales explicatives. Elle a donné lieu également à un exposé sur les différents motifs qu’on peut trouver dans les tapis que ce soit le bestiaire du paradis ou les motifs floraux .
L’importance de la culture d’un peuple a été également abordée pour les tapis nomades dans une présentation de ce style de vie, de l’histoire de ces tribus ainsi que leurs traditions culturelles, les techniques et motifs particuliers apportés dans l’art du tapis .
Pour conforter ces connaissances et les amener à cerner l’ensemble des milieux de production des tapis persans, une présentation éclairante des centres de fabrication de la Perse a permis à chacun de se situer dans les cartes et de retenir les noms et lieux des tapis.

Ces données acquises ont amené ensuite les participants à se pencher sur l’étude du plus vieux tapis du monde connu (Ve siècle av. JC), le tapis de Pazyrick découvert dans la sépulture d’un chef Scythe.

Enfin pour comprendre l’expression artistique qu’est le tapis, ce qui fait son caractère et son style, l’harmonie entre les couleurs et le dessin, les membres du groupe tapis ont rencontré, au MARQ, le plasticien formateur des chevalets de l'AMA qui leur a parlé de la problématique de la couleur dans l’art pictural. Une visite du musée avec ce guide passionnant nous a amenés, en regardant les toiles, à avancer dans notre réflexion.

Groupe tapis, bilan d'une saison

C’est ainsi avec une méthode qui s'est rodé peu à peu que le groupe repartira pour la saison 2015-2016 avec un nouveau programme centré, cette fois, sur la Turquie.

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Une huile de Fleury pour le MARQ

17 Janvier 2015, 17:59pm

Publié par Michel GANNE

Une huile de Fleury pour le MARQ

Un musée qui ne s'enrichit pas est un musée qui meurt."

Fidèle à cet adage, l'Association des Amis des Musées (AMA) de Clermont-Ferrand, parmi ses nombreuses activités a pour objectif l'enrichissement des collections des trois musées clermontois.

En présence de Madame Isabelle LAVEST, nouvelle Adjointe à la culture et de Madame Nathalie ROUX, Directrice du MARQ, le président des Amis des Musées, Michel GANNE, accompagné de membres du conseil d'administration vient de remettre au Musée d'Art Roger-Quilliot, une huile sur toile du peintre Léon FLEURY représentant La Tiretaine à Royat, dont c'est la première représentation connue (1837 ou avant?) sur toile (les autres sont graphiques).

On y voit un pont de planches qui précéda un pont de pierres (1838) parcouru par une lavandière qui se rend au moulin, l'écume bouillonnante du ruisseau et de vieilles maisons. Tout a changé. C'est bien le côté pittoresque qui attirait les peintres en Auvergne. Ceux-ci ne manquaient pas de s'y arrêter à l'aller ou au retour d'Italie. Au XIXe siècle, notre région était pour les artistes une étape obligée

Léon FLEURY (1804-1858), ami de Corot, fut de ceux-là, il obtint une médaille au Salon pour ses vues de l'Auvergne en 1837-1838. Curieusement, le musée clermontois ne possédait jusque-là aucune de ses œuvres!

Le don des Amis des Musées vient à point nommé combler cette lacune.

 

Le tableau sera exposé prochainement dans les salles dédiées à l'Auvergne vue par les peintres.

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